Psyché vagabonde

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…à mon sang suspendue, Je me voyais me voir, sinueuse, et dorais De regards en regards, mes profondes forêts. Paul Valéry, « La Jeune Parque » Alice se hasarde entre les murs. Lézarde… musarde dans le château des merveilles de Barbe Bleue, … Lire la suite

Cercle des chimères

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Ma surprise s’abrège, et mes yeux sont ouverts. Je n’attendais pas moins de mes riches déserts Paul Valéry, « La Jeune Parque » Fragments d’une mémoire en dérobade. Au creux de l’espace intérieur et indistinct, familière étrangeté, elle s’égare. Portes à franchir, … Lire la suite

Limons et Merveilles

Tout peut naître ici-bas d’une attente infinie
Paul Valéry, « La Jeune Parque »

Limons venus de l’enfance et merveilles en surgissant soudainement. Autant de bribes d’un monde caché révélées dans le clair obscur d’un lieu désert.

Les sédiments de l’inconscient s’amoncellent pour former le terreau d’une traversée parmi les chimères. Songe vécu, flânerie à travers les âges d’une femme incarnée.

Ici s’élève l’incantation sourde d’une âme qui erre, tranquille, dans les ruines de son passé.

Une porte s’ouvre et un pas tournoie sous la grande roue. Des mains s’agrippent aux cellules de métal et de chair, le corps s’y laisse porter, flotter au gré des flux séculaires.
Cette danse dépose des paillettes de rouille au creux des paumes.

Il devient temps d’abandonner ses oripeaux pour franchir le seuil – ouvrir les vannes, méticuleusement estimer le chemin, se perdre parmi les cartes, les textes empoussiérés ici abandonnés.
Contes d’anciens comptes en guise de traîne.

Une porte claque, entrebâillement vers un ailleurs inexploré, repos paisible, alanguie contre une rambarde fictive.

Château de cartes, pièce montée

Dans la petite chambre bleue, d’archaïques bobines narrent de multiples scénarios, certains éprouvés, d’autres à jamais perdus.
Jeune Parque restituant le temps à vivre, escomptant le sursis.

Plus tard, des reflets rougeoyants accompagnent le fil d’une Ariane surprise au cœur du labyrinthe.

Une solitude s’écaille parmi les courants d’air.

La dernière pièce offre sa circularité comme le miroir de l’âme qu’elle reflète par la trouée du ciel.
Instant propice où s’absenter dans la fraîcheur de la lumière.

D’un dernier regard alors, célébrer la lie des souvenirs déposée dans son écrin d’eau et de verre.
Puis s’envoler.

Les traces de cette subreptice excursion se sont imprimées sur un film de huit minutes tourné dans le Pavillon de Partage des Eaux, livré à l’abandon, au centre de Marseille.
Images de Sanae El Bajnouni, montage de Nora Neko.

Licence Creative Commons
Limons et Merveilles est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 France.

Fertile répit

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2. Suspendues au béton laiteux Ici où s’enivrer Soleil radieux Féminités de connivence De l’ombre à la lumière Ecouter la semence Germer. Ventre opulent d’où jaillira l’abondance Colossale déesse Echappées rassasiées Révèrent les flancs bombés Frémissants d’imminentes naissances Les Echappées … Lire la suite